• Crise d’eau potable à El-Eulma

    Depuis le début de la période estivale, les habitants de plusieurs quartiers de la ville d’El-Eulma souffrent du manque d’eau potable. Cette crise sans précédent a sérieusement touché un bon nombre de cités, à l’instar de Sakhri, Bourefref, Souamaâ, Boukhabla, Thabet Bouzid et Douar Souk pour ne citer que celles-ci. “L’eau potable n’a pas coulé dans nos robinets depuis presque un mois.


     La quantité d’eau ne suffit pas pour alimenter tous les foyers de notre cité. Plusieurs réseaux sont devenus vétustes et méritent une rénovation”, nous dit un habitant de la cité Bahlouli. Dernièrement, l’ADE (Algérienne des eaux) a tenu à informer ses abonnés via un affichage, que la distribution de l’eau potable se fera une seule fois tous les 3 jours. “En une heure, on ne peut même pas remplir un jerrican de 5 litres, de plus l’eau ne parvient pas aux appartements des étages supérieurs”, ajoutera un habitant de la cité Thabet-Bouzid. Les citoyens n’ont pas manqué de fustiger la passivité des responsables locaux, qui n’arrivent pas à trouver une solution à ce problème épineux. “Durant la dernière vague de chaleur, les élus locaux n’ont pas mobilisé des citernes de l’APC pour approvisionner les foyers restés sans eau durant le mois sacré, et ce, en dépit des appels lancés par les habitants”, renchérit notre interlocuteur.



     Pis encore, en raison de la forte demande de ce liquide précieux en cette période de grandes chaleurs, les citernes ambulantes sont devenues introuvables.

     Les consommateurs dénoncent la spéculation des vendeurs “Ces colporteurs d’eau n’hésitent pas à imposer leur diktat, car ces derniers jours, la citerne d’eau a atteint le prix de 4000 DA , et ce, devant l’inertie des responsables”, s’indignera un autre citoyen. Bien qu’excédés par cette situation, les nombreux habitants de la deuxième ville de la wilaya de Sétif, doivent continuer à prendre leur mal en patience en attendant la mise en service du grand transfert, à savoir le projet de jonction du barrage d'Iraguen (Jijel) à celui de Draâ Diss à Tachouda près d’El-Eulma. Il faut souligner que les travaux de ce projet qui ont été lancés depuis presque 10 ans accusent un grand retard.

     Il faut rappeler aussi que plusieurs mouvements de protestation ont été déclenchés dernièrement par les habitants dans les villes de Aïn Oulmène et Salah-Bey au sud de Sétif pour s’insurger contre le manque d’eau potable.




    A. Loucif


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