• la Jordanie et le crise de l'eau

    La Jordanie est le 5e pays du monde le plus pauvre en eau. Les précipitations sont rares, en moyenne 110 mm/an, contre 1460 mm/an en Suisse. Elles sont très inégalement réparties sur la surface du pays et varient fortement d’une année à l’autre. On parle de climat aride. La Jordanie n’a pas de lac comme la Suisse. L’eau des deux fleuves principaux qui la traversent est en grande partie captée en amont par Israël et la Syrie. On trouve quelques nappes d’eau souterraines mais elles sont pompées si rapidement qu’elles ne peuvent pas se renouveler. La demande en eau pour tous les secteurs confondus excède les ressources disponibles en surface et sous terre. La Jordanie est en déficit permanent. La situation est donc chaque année un peu plus critique.

    D'où vient l'eau?
    La Jordanie a développé des stratégies pour collecter, stocker et distribuer toutes les sources d'eau dont elle dispose. Elle exploite aussi bien l'eau de surface que les eaux fossiles. Comme les ressources conventionnelles sont très insuffisantes, elle a dû trouver des solutions inédites pour s'approvisionner, comme la construction de gigantesques canaux, barrages et réservoirs. Ce réseau est sans cesse en train de se complexifier car l'eau se raréfie et les besoins augmentent. On va chercher l'eau plus loin, plus en profondeur. C'est désormais avec les pays voisins qu'il faut collaborer, de grands projets internationaux voient ainsi le jour.
    Les sources conventionnelles
    Les pluies:
    Elles sont rares mais néanmoins vitales car elles permettent de recharger les nappes phréatiques. Actuellement, elles ne compensent pas la moitié de ce qui est prélevé dans les sous-sols. La population jordanienne a pris l'habitude de récolter l'eau de pluie, sur les toits plats des maisons. Mais cette récolte n'est qu'une petite goutte d'eau pour le pays.
    Les nappes phréatiques:
    Elles représentent  54% de l'approvisionnement en eau du pays. Il existe 12 bassins principaux. Elles se tarissent peu à peu.

    Les fleuves:
    Ils sont ce qu'on appelle des eaux de surface. Ils représentent 37% de l'approvisionnement total du pays. L'exploitation de l'eau des deux principaux fleuves qui traversent la Jordanie est depuis toujours un sujet politique sensible. La Jordanie est en bout de chaîne et donc dépendante de ses voisins. Les eaux du Jourdain sont en partie captées en amont par* ...israël *et les eaux du Yarmouk par la Syrie et par *....israël. Dans les deux cas, des accords ont été conclus en 1987 avec la Syrie et en 1994 avec *.... israël mais ils ne sont pas respectés et la Jordanie et n'a pas suffisamment d'influence pour faire respecter ces accords. L'eau est devenue un moyen de pression politique majeur. Le troisième fleuve qui abreuve le pays est le Zarqa, qui lui est entièrement sur le territoire jordanien. Il est constitué de l'eau des pluies et d'eaux usées qui ont été retraitées.
    Des barrages sur les fleuves:
    Pour retenir l'eau des fleuves, la Jordanie a construit 10 barrages le long des trois fleuves. Ils servent de réservoirs avant que l'eau ne soit redistribuée dans le pays. Mais les barrages sont conditionnés par le débit du fleuve, ils ne solutionnent donc pas la pénurie.

    www.rts.ch
  • You might also like