• pollution de l'eau

    Différents types de pollution de l'eau

    Sans surprise, c'est l'homme qui est le principal responsable de la pollution de l'eau, même si des phénomènes naturels rares (éboulements, inondations, etc.) peuvent aussi engendrer un arrêté préfectoral qui interdit la consommation d'eau du robinet.
    Il existe deux types de pollution :
    • La pollution organique : elle est due à des micro-organismes (bactéries et virus) présents dans l'eau. Elle est générée par les excréments, les ordures ménagères animales (viande périmée, vieux os, etc.) et les déchets végétaux (herbe de tonte, élagage, etc.).
    • La pollution chimique, elle est générée par : les nitrates et phosphates des pesticides, les médicaments humains et animaliers, les produits ménagers, la peinture, les métaux lourds et les acides et hydrocarbures utilisés dans l'industrie.
    • Bon à savoir : en 2013, en France, 48,2 % des eaux de surface (lacs, rivières) et 67 % des eaux souterraines (nappes phréatiques) étaient jugées en « bon état chimique ».

    • Pollution de l'eau : le point français
    • Si les pollutions auxquelles sont soumises les eaux sont très diverses, il existe cependant 2 polluants extrêmement nocifs très présents dans les eaux françaises :
      • Les pesticides, présents dans 93 % des eaux de surface et 70 % des eaux souterraines avant traitement (en 2013).
      • Les nitrates, présents dans 31 % des eaux de surface et 50 % des eaux souterraines à une concentration supérieure à 25 mg/L avant traitement (en 2014-2015).
      En ce qui concerne la pollution industrielle (métaux lourds, acides et hydrocarbures), ce type de pollution a fortement diminué à partir de la seconde moitié du XXe siècle. En revanche, la pollution aux médicaments, notamment due à la pilule contraceptive, inquiète de plus en plus les autorités.
    • Pollution de l'eau : quelles lois encadrent la protection de l'eau ?
    • Le Code de la santé publique et les lois environnementales interdisent toute activité polluante à l'intérieur des périmètres de captation de l'eau : les ZNT (zones non traitées). Et les agriculteurs sont dans l'obligation de planter des « bandes végétales tampon » de 5 mètres entre les cultures et les cours d'eau pour capter une partie des polluants.
      D'une manière générale, on tend à limiter et à maîtriser l'usage des pesticides pour la protection de l'eau et de l'environnement :
      • L'épandage a été interdit par voie aérienne, et est réglementé selon un calendrier propre à chaque culture par voie terrestre.
      • Les utilisateurs professionnels de pesticides (dont les agriculteurs) sont obligés de noter dans un registre leurs utilisations de produits phytosanitaires.
      • Les pesticides, fongicides et herbicides sont interdits dans les espaces publics.
      • La vente de la plupart des produits phytosanitaires est interdite aux particuliers depuis 2017, et leur utilisation compter de 2019.

      • À noter : les pesticides les plus dangereux ont tout simplement été retirés du marché. Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2020, des distances minimales doivent être respectées pour les épandages de produits phytosanitaires à proximité des habitations (arrêté du 27 décembre 2019). Ces distances minimales sont fixées à 20 mètres pour les produits les plus dangereux, à 5 mètres pour les cultures basses et à 10 mètres pour les cultures hautes. Elles s'appliquent à compter du 1er juillet 2020 pour les parcelles déjà semées. Une réduction de ces distances minimales peut être appliquée par dérogation locale.
    • Pollution agricole

    • Bon à savoir : un arrêté du 26 août 2019 met en œuvre, à titre expérimental jusqu'au 30 octobre 2021, la possibilité pour les agriculteurs de recourir aux drones pour pulvériser des pesticides sur leurs terrains. Cette expérimentation s'applique à l'agriculture biologique pour les terrains présentant une pente d'au moins 30 %.
    • Pollution urbaine
    • Concernant la pollution urbaine, quatre cas se distinguent :
      • Les installations des particuliers (fosses septiques, etc.) doivent elles aussi respecter de nombreuses normes et font l'objet de contrôles réguliers réalisés par les communes.
      • Les stations de traitement des eaux usées doivent respecter de nombreuses réglementations européennes et françaises.
      • Les industriels qui rejettent leurs eaux usées dans les rivières ou les lacs doivent contrôler leurs rejets (ils peuvent avoir leur propre station d'épuration).
      • La pollution de l'eau par les résidus de médicaments et leur effet à long terme ont fait l'objet de nombreuses études depuis 2010, et sont concernés par le plan micropolluants 2016-2021.
      • https://traitement-eau.ooreka.fr/
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