• La pénurie d’eau au Maroc

     

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    La pénurie d’eau au Maroc a poussé les responsables à accélérer
    l’activation des programmes de prévention pour garantir que l’eau parvienne à tous les citoyens, malgré les conditions climatiques difficiles.

    Une source officielle de la Direction générale du génie de l’eau, affiliée à la Ministère de l’Equipement et de l’Eau, a confirmé que le Maroc a pu généraliser l’approvisionnement en eau dans les zones urbaines.

    En effet, le taux d’approvisionnement a atteint 100%. Il a également travaillé à généraliser l’approvisionnement en eau dans le monde rural, où la proportion atteint 98,2 %, dont 40 % par le branchement individuel.

    Le même responsable a expliqué, dans un entretien avec Hespress, que le Maroc dispose d’une infrastructure hydraulique importante qui comprend 149 grands barrages d’une capacité de stockage de plus de 19 milliards de mètres cubes, 136 petits barrages, 13 installations de dérivation d’eau, 158 stations d’épuration, 9 usines de dessalement d’eau de mer et des milliers de trous aquatiques.

    Cette infrastructure a permis, a ajouté le porte-parole, de sécuriser l’approvisionnement en eau de manière régulière pendant les années sèches, et même pendant la succession d’années de sécheresse pendant plusieurs années, comme ce fut le cas pendant les années 80 et 90 du siècle dernier.

    Afin d’éviter les effets de cette sécheresse, la même source précise que plusieurs mesures volontaristes ont été prises avec les différents acteurs en vue de sécuriser l’eau, portant principalement sur la mobilisation de ressources supplémentaires en eau pour répondre aux différents besoins en eau, notamment en eau potable, en renforçant le recours aux eaux souterraines.

    De nouveaux forages ont été réalisés et équipés, ainsi qu’une gestion serrée des seringues de certains barrages, en plus du traitement des eaux saumâtres pour certaines brosses à eau.

    Parallèlement, la surveillance des prélèvements d’eau non autorisés dans certaines vallées et certains canaux multi-usages est renforcée, outre les efforts déployés par les différents acteurs pour améliorer l’efficacité des réseaux de transport et de distribution d’eau, soutenir l’approvisionnement des zones rurales en réseaux hydrauliques structurés, suivi de l’achèvement des usines de dessalement d’eau de mer et restauration.

    L’utilisation d’eau traitée pour irriguer les espaces verts Une campagne de sensibilisation a également été lancée dans le but de rationaliser l’utilisation de l’eau et son économie, et d’activer le travail des comités de vigilance au niveau au niveau provincial de prendre les mesures nécessaires pour assurer l’approvisionnement en eau.

    Il est à noter que la part d’eau par habitant pendant les premières années après l’indépendance était de plus de 2500 mètres cubes par an, alors qu’aujourd’hui elle ne dépasse pas 600 mètres cubes.

    Les experts disent que la poursuite de cette crise sans intervention urgente entraînera une nouvelle détérioration et l’atteinte du quota de 500 mètres cubes, un chiffre qui indique effectivement entrer dans une crise des ressources en eau.

    Le groupe de travail thématique chargé d’évaluer la politique de l’eau qui a été formé à la Chambre des représentants travaille à discuter des moyens de récupérer les ressources en eau perdues et de les fournir en quantités appropriées pour suivre le rythme du développement du pays et maintenir l’équilibre disponible de il, un équilibre qui a commencé à se rétrécir en raison de la rareté des précipitations et d’autres raisons liées à la mauvaise gestion.

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